Quels animaux voir en Islande ? La faune islandaise détaillée : focus sur les habitudes alimentaires du cheval islandais

Terre de glace et de feu posée au milieu de l’Atlantique nord, l’Islande cache derrière ses paysages volcaniques une faune surprenante, façonnée par des siècles d’isolement. Entre falaises peuplées d’oiseaux marins, fjords traversés par les baleines et chevaux robustes héritiers des Vikings, ce territoire offre un terrain d’observation exceptionnel pour qui sait où et quand regarder. Réservez votre voyage maintenant pour explorer l’Islande et partir à la rencontre de cette biodiversité si particulière.

En bref

  • L’Islande possède une biodiversité unique marquée par une riche avifaune de près de 370 espèces, dont le macareux moine est l’emblème national.
  • Le renard arctique est le seul mammifère terrestre indigène de l’île, capable de survivre à des températures extrêmes dans les régions reculées.
  • Les eaux islandaises offrent des conditions exceptionnelles pour l’observation des cétacés, avec plus de 20 espèces de baleines et de dauphins recensées.
  • Le cheval islandais, race héritière des Vikings, est réputé pour sa pureté génétique, sa petite taille robuste et ses cinq allures naturelles uniques.
  • Adapté aux conditions climatiques difficiles, le cheval islandais se nourrit principalement d’herbes et de mousses, tout en étant capable de creuser la neige pour trouver de la nourriture en hiver.

La faune emblématique d’Islande : quels animaux observer lors de votre voyage

L’Islande n’abrite qu’une vingtaine d’espèces de mammifères, un chiffre modeste qui s’explique par son insularité et la rudesse de son climat. En revanche, la diversité ornithologique y est remarquable, avec près de 370 espèces d’oiseaux recensées, dont 85 nichent régulièrement sur le territoire. Cette richesse aviaire fait de l’île une destination de choix pour les amateurs de nature, d’autant que les eaux environnantes accueillent plus de 20 espèces de baleines et de dauphins, faisant de l’observation des cétacés une activité incontournable lors d’un séjour.

Les oiseaux marins des falaises : macareux et autres espèces à découvrir à Latrabjarg

Le macareux moine, véritable emblème national, mesure seulement 10 à 15 centimètres mais impressionne par ses talents de plongeur, capable de rester immergé entre 20 et 60 secondes pour chasser. Chaque printemps, près de 10 millions d’individus reviennent nicher sur les côtes islandaises, et environ 60% des macareux moines choisissent précisément les falaises du pays pour se reproduire. Les falaises de Latrabjarg, à l’extrémité occidentale de l’île, constituent l’un des meilleurs points d’observation, où se mêlent également les fous de Bassan, dont l’envergure peut atteindre 180 centimètres pour une population locale estimée à 25 000 couples. Les sternes arctiques complètent ce tableau ornithologique avec des performances migratoires hors norme, parcourant parfois près de 70 000 kilomètres par an entre l’Arctique et l’Antarctique, leur régime se basant essentiellement sur les poissons. Non loin de là, le lac Mývatn attire chaque année une quinzaine d’espèces de canards nicheurs, transformant cette zone en véritable sanctuaire pour les passionnés d’ornithologie.

Le renard arctique : où et quand apercevoir ce mammifère discret dans les régions nordiques

Seul mammifère terrestre véritablement indigène de l’île, le renard arctique a développé des capacités d’adaptation impressionnantes, survivant à des températures pouvant chuter jusqu’à -50°C. Mesurant entre 50 centimètres et un mètre, cet animal discret se laisse plus facilement observer dans les régions reculées comme la réserve naturelle de Hornstrandir, dans les fjords de l’ouest, où la présence humaine reste limitée. C’est également dans ces contrées septentrionales que l’on peut croiser des rennes, introduits sur l’île au XVIIIe siècle et dont la population sauvage, aujourd’hui stabilisée autour de 3 000 individus, évolue principalement dans l’est du pays. Ces animaux mesurant entre 1,10 et 1,30 mètre au garrot cohabitent avec un autre visiteur occasionnel : il arrive que des ours polaires, non natifs d’Islande, dérivent depuis le Groenland sur des blocs de glace, offrant des rencontres aussi rares que spectaculaires.

Le cheval islandais : une race unique au cœur des paysages du pays

Impossible d’évoquer la faune islandaise sans s’arrêter sur son cheval, symbole vivant de l’histoire du pays. Cette race, restée pratiquement intouchée depuis l’arrivée des Vikings, s’est développée en vase clos, préservant une pureté génétique remarquable. On compte aujourd’hui environ 80 000 chevaux islandais sur l’île, un chiffre qui paraît presque modeste face aux 100 000 individus vivant à l’étranger, où la race a conquis de nombreux passionnés d’équitation à travers le monde.

Caractéristiques et mode de vie du cheval islandais en liberté

Robuste et trapu, le cheval islandais mesure généralement entre 135 et 145 centimètres au garrot, une taille qui pourrait le classer parmi les poneys ailleurs mais qui, en Islande, ne remet jamais en cause son statut de véritable cheval. Sa particularité la plus connue reste ses cinq allures naturelles, dont le tölt et l’amble, des mouvements fluides qui le distinguent de la plupart des autres races équines. On le croise fréquemment en liberté le long des routes, dans des prairies ouvertes où il évolue en troupeaux semi-sauvages, bravant vent et pluie avec une endurance remarquable. Cette liberté de mouvement, couplée à un tempérament calme, en fait un animal facilement observable depuis les axes routiers qui traversent les campagnes islandaises.

L’alimentation du cheval islandais : régime naturel et adaptation aux conditions climatiques

Le régime alimentaire du cheval islandais reflète parfaitement son adaptation à un environnement hostile. Durant les mois les plus cléments, il se nourrit essentiellement d’herbes sauvages, de mousses et d’arbustes rencontrés dans les pâturages, un régime fibreux qui lui permet de constituer des réserves pour l’hiver. Lorsque la neige recouvre les prairies, l’animal développe une épaisse fourrure isolante et devient capable de gratter la neige avec ses sabots pour atteindre la végétation enfouie, une technique héritée de générations d’adaptation aux rigueurs climatiques. Les éleveurs complètent parfois cette alimentation naturelle avec du foin durant les périodes les plus difficiles, mais la robustesse de la race lui permet généralement de subsister avec des ressources limitées, à l’image des moutons islandais, dont la population avoisine les 800 000 têtes pour environ 350 000 habitants, preuve que l’élevage extensif reste profondément ancré dans les traditions du pays.

Conseils pratiques pour observer la faune islandaise dans les meilleures conditions

Planifier son voyage en fonction des saisons reste essentiel pour maximiser les chances d’observation. Les mois de mai à septembre, avec un pic en juillet et août, offrent les meilleures conditions pour apercevoir la faune marine, tandis que la période allant de septembre à avril reste privilégiée pour admirer les célèbres aurores boréales qui illuminent le ciel islandais.

Meilleure période et itinéraires pour découvrir les animaux : de la péninsule de Snæfellsnes aux fjords

La péninsule de Snæfellsnes, souvent surnommée l’Islande en miniature tant elle concentre des paysages variés, constitue un point de départ idéal pour observer les orques, particulièrement actives en hiver dans ces eaux poissonneuses. Plus au nord, la ville de Húsavík s’est imposée comme la capitale européenne de l’observation des baleines, où rorquals communs pouvant mesurer jusqu’à 20 mètres et baleines de Minke, plus modestes avec leurs 7 à 10 mètres, sillonnent régulièrement la baie. Pour les amateurs de rapaces, trois espèces méritent une attention particulière : le faucon gerfaut avec son envergure de 1,35 mètre, le pygargue à queue blanche qui peut déployer ses ailes sur 2,30 mètres, et le harfang des neiges, dont l’envergure varie entre 1,60 et 1,77 mètre. Une carte détaillée des routes circulaires du pays permet d’organiser efficacement son itinéraire, en incluant les zones propices à chaque type d’observation.

Combiner observation animalière et découverte des sites naturels : lagunes glaciaires, plages de sable noir et sources chaudes

Au-delà de la faune, l’Islande regorge de sites naturels qui méritent une halte durant le voyage. La lagune glaciaire de Jökulsárlón, où dérivent des icebergs détachés du glacier voisin, offre un décor saisissant souvent fréquenté par les phoques communs, mesurant entre 1,5 et 1,8 mètre, ainsi que par les phoques gris, pouvant atteindre 3 mètres de long. La meilleure période pour observer ces pinnipèdes se situe entre mai et juillet, moment où leur population, longtemps affaiblie au cours du XXe siècle, se maintient désormais à un niveau relativement stable. Les plages de sable noir, formées par l’activité volcanique intense de l’île, rappellent l’histoire tumultueuse de ce territoire, marqué notamment par l’éruption du Lakagígar en 1783, catastrophe qui décima environ 25% de la population islandaise de l’époque. Enfin, les sources chaudes disséminées à travers le pays permettent de se détendre après une journée d’observation, tout en restant à proximité des parcs nationaux où la faune locale évolue dans son habitat naturel, entre pêcheries riches en morues, harengs, saumons et truites qui témoignent de l’abondance des eaux islandaises.

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